VipAires

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jeudi 3 juillet 2008

le lyrisme, tache





Étrangère !
Démente au désert, vagabonde en peine, inutile Plaie.
Il n'y a pas d'échos.

lundi 30 juin 2008

à part ça... (sous le soleil)





je creuse, je creuse et toujours rien.
évidemment.
comment décrire le cri ?
l'impossible monde ?
- l'Aspiration, le cyclone, la peur, l'insupportable désir ?
jusque quelles lunes me tordre encore ?
combien de bois brûler ?
combien de masques défaire ?
quel est le chant ?
QUEL EST LE CHANT ?!


(Merci, ma petite Étoile)

samedi 28 juin 2008

obsession implicite (je suis une légende)





Il est Visiteur. L'Étranger. La gangrène qui entre par le rire. Son masque est blanc ; presque translucide. Son front très grand, fragile. Son nez dévasté. Il s'est fait dans le bois d'un Bouleau immense. Son oeil droit est cerclé de bleu métallique. Son oeil gauche vide, et puits et lierre. Sa bouche noire est retenue dans un sourire de grandes feuilles mortes. Il bée. Il est la porte, le passage, le passant, la passerelle. Des foyers s'éteignent à chacun de ses pas et d'autres jaillissent dans un grand craquement de bois sec. Ses joues maigres bruissent de vent. De petits sillons de terre en spirale s'accrochent à son front et dans son cou. Son grand corps Spectateur s'étire jusqu'au ciel. Il ne part jamais en guerre, il n'est pas en paix. Il est absolument, fatalement et nécessairement notre hôte.

mardi 24 juin 2008

Solstice, Grand Esprit, ...blabla blabla





mes posts sont des PORCS !
j'ai dansé, c'est tout.

(et merci Nawynn, pour la photo ;))

dimanche 22 juin 2008

Grand Esprit, Solstice,... blabla blabla -





Fergus : A king is but a foolish labourer
Who wastes his blood to be another's dream
.

Druid : Take, if you must, this little bag of dreams ;
Unloose the cord, and they will wrap you round.



(Yeats, Fergus & The Druid)

jeudi 19 juin 2008

Tout-comme-Alice ;)






mes racines ne m'appartiennent pas : je suis méduses, flux, descente.
tout brûle ; et je ne suis évidemment pas parvenue à retenir quoi que ce soit qui vaille la peine.

mardi 17 juin 2008

début de traque



(L'idée du Chasseur de ce semi-cauchemar est honteusement pompée sur un cycle de Fantasy de R. Holdstock : La Forêt des Mythagos. Une fois de plus les crédits vont à Volute...;))


---
Finalement, après le meutre du rêve précédent, je me retrouve dans un cimetière en train d'invoquer Grand Truc Horrible pour qu'il sorte de son antre. De son trou. De son immobilisme. Derrière et devant moi : des ribambelles de bacchantes, ménades, faunes, satyres qui se pressent, me poussent pour passer, dansent et chantent. Ils sont des centaines ; pas un bruit mais une brume de rires, d'alcool, de rire, alcool...
Je m'approche de la crypte.
Les autres continuent de s'ennivrer, de danser et montent un peu partout des tentes colorées au milieu des tombes. (Ouai, Woodstock au cimetière, en quelque sorte...)
Je m'approche encore un peu.
Je suis devant la porte.
Quelqu'un me tire pour m'entrainer avec lui, je m'accroche aux grilles pour résister.
Je plonge mon regard à l'intérieur.
Pourquoi est-ce que je veux lui ouvrir ?
Petit à petit je vois son buste qui se tourne dans ma direction. Il tourne comme une pierre sur son socle, comme une meule et pendant ce temps, j'ai la tête sous la meule qui me broie. Je suis déjà figée, j'arrive plus à crier.
Une fois qu'il me fait face, la grille s'ouvre dans un petit claquement idiot.
Je recule. Je suis prise de tremblements.
Qu'est ce que j'ai fait ?
Il dégage une puanteur incroyable.
Il est immense et nu.
Ses yeux sont un rire noir.
Il a deux défenses énormes qui sortent de sa gueule sur lesquelles s'accrochent des bouts de tissus sales et déchirés. Des racines y pendouillent comme sur un gibet. Il est couvert de boue. Sa puanteur d'humus, feuilles mortes et cadavres en tout genre m'arrive dessus par vagues et me suffoque.
J'ai une grosse nausée qui monte.
Je la réprime.
Je ne peux pas le quitter des yeux.
Il fait un pas dans ma direction.
Brandit sa lance en poussant un cri insupportable.
Je détale comme un lièvre.

Bien sur je n'avance pas.
Je cours entre les tombes.
Je n'avance pas.
Il me talonne.
Je tente d'accélérer.
Rien à faire.
Alors je me glisse sous les tentes. Je crois que ce sera un refuge. Mais impossible de passer, le tissu s'impregne de moi, me possède. Je sens de grandes mains qui caressent mon ventre, qui me tripotent. J'arrive pas ! Il se rapproche.
Il est sur moi.
Il rugit comme un tigre, glisse comme un serpent.
J'arrive pas !
Que faire ?
Je suis au bout de ma terreur.

Je lui fait face brusquement.
J'en ai marre.

Réveil.


vendredi 13 juin 2008

---





le puits est la seule source.
je fais ma terre.
je fais ma terre !

mardi 10 juin 2008

---





Cherchez l'erreur / Biffez la mention inutile / Qui, de la poule où l'oeuf...? / D'ailleurs l'oiseau puis l'oeuf puis l'Athanor (...;)) / Les 4 Mercenaires / Starship Troopers ? / Un tien vaut mieux que deux.../ Colorier les parts manquantes / Relier les étoiles entre elles / Une Pierre Incandescente ? / Yvain, Lancelot, Galaad,... Arthur ?
but Who's Afraid of Virginia Woolf ?

dimanche 8 juin 2008

now playing






envie de tes lèvres comme une rature


jeudi 5 juin 2008

...



je suis sur les berges du lac. un grand lac perte-de-vue. sa surface est lisse, blanche comme un souffle. son coeur dégueule de petits copeaux d'argent.
l'air est moite.
ChaperonRouge est étendu face contre terre, mi-terre mi-lac. je vois un coupe-vent, une capuche. sa bouche entrouverte ravale des algues à l'infini. il a un petit sac noir en cuir serré sous lui. serré fort comme un secret perdu.
et toute l'amertume de son visage collé sur la berge.

je suis sur le bord d'une rivière.
ChaperonRouge est étendu de tout son long dans l'eau et les gouttes jaillissent autour de lui. - petites étoiles idiotes -
il mange des cailloux. il mange sa terre. je ne vois pas vraiment son visage. juste ses yeux révulsés et Coupe-Vent Rouge.
je devine le petit sac avide crispé sous lui.

je suis sur le bord d'une mare. il est écrasé Rouge sur l'eau et mort sans me demander son reste.
petit bout de chiendent stupide !

je suis devant une flaque.
contre terre.
de petits vers blancs dans ma bouche. je tourne autour. je tourne autour...

je découpe la peau du crane.
doucement.
je plante des plumes sur le front.
je le raidis à la chaux vive.
je le place devant mes yeux.
je suis hébétée : j'appelle, je crie.
qui ?
mais qui ?

je suis sur une coursive extérieure d'immeuble. une grande tour froide et glacée.
la nuit est tendue aux extrémités par de petits clous rares.
devant moi, un échafaudage. une construction pure. métallique.
je suis cernée.
PierrotFou se tient en équilibre sur les barreaux. il essaie de ne pas tomber. il tient mal. je pointe l'arme vers lui. il me lance un coup d'oeil. on me presse. il manque de tomber. je le regarde à travers le masque.
on me presse de plus belle.
je pointe l'arme vers lui.
décide toi enfin, décide toi !
je tire.
son Corps Pantin va s'écraser trente mètres plus bas.
mare de sang.

mardi 3 juin 2008

RP / Les Mystérieuses Cités d'Or






je pourrais laisser sortir plus. décrocher ma tête par dessus bord et me servir enfin de mes cervicales comme de petites brindilles à feu.
mais ça vient comme une marée, par à-coup. et chaque fois ça me perfore comme vomir des troncs d'Arbre.

dimanche 1 juin 2008

Totems





Un feu brûle au royaume de l'Oiseau-Esprit.
Mes os se consument. Là-bas je dois me rendre.



mercredi 28 mai 2008

mystique of the cloaque-room





je suis dans l'impasse de toutes mes impasses : je ne peux plus NOUER.
qu'est-ce que vivre jusqu'au bout l'orgueil de sa solitude ?


mardi 27 mai 2008

Joy Division





il y a tous les voiles passés, encore passés, les voiles dépassés et tous derrière, RIEN devant.
--- je fuis vers des ruelles, des portes, encore des ruelles pavées, encore des portes effarées, nos coeurs tendus vers les gouffres insupportables, pierres et blâmes, oh sourire ! premier guide, dernier empereur, toi qui seul n'éclaire rien, que toi même, - Rien ! entrave et chaîne, je crois que je cours, nos mondes engloutis, comment arrêter de jouir, comment ne plus aimer, le masque collé sur la grimace, le masque-grimace, je brûle de rire, arrache des victoires débiles, une par une, comme des viols d'allégresse ; et des voix qui se confondent, et des chants primitifs, oh possession impossible, Air en terre, sublime Joie ! Tenaille ! je te tuerais, sourire, pour ce que Tu as fait de moi ; je te tuerais, Joie, pour qu'on sache que Quelque Chose existe.

---
(Merci Volute pour le tableau ET l'inspiration ;))

vendredi 23 mai 2008

Totems





je suis ensevelie sous le corps-massue, ensevelie torche vivante, et feu et vent, étouffée par Dédale, matée envers et contre décors, matée Labyrinthe Blanc, abattue, rompue, mortifiée...je n'ai plus de souffle, oh Soufre, Esprit, Sang ! je croule je croule dans l'avalanche des corps


mercredi 21 mai 2008

...







Voilà Sisyphe couronné d'Icares qui explosent dans le feu d'une orgie consumée. Et de joie.
Voilà Jacob écartelé d'Ange. Son rêve lui souffle une flèche qui ne se plantera jamais. Et de joie !
Je me sens lascive et inutile.


dimanche 18 mai 2008

j'ai parfois /tellement/ envie de rentrer chez moi







Je vous salue, Thérèse, femme sans frontières, physique érotique hystérique épileptique, qui se fait verbe qui se fait chair, qui se défait en soi hors de soi, flots d’images sans tableaux, tumultes de paroles, cascades d’éclosions converties en langues à l’écoute de qui de quoi, écoute le temps gravé, tympan gorge cri écrit, nuit et lumière, trop de corps et sans corps, hors matière, matrice vide béante palpitante pour l’Aimé toujours présent sans jamais être là, mais il y a être et être, Il est en elle, elle est en Lui, pressenti senti englouti, sensation sans perception, dard ou cristal, transpercée ou transparente

(J.Kristeva : Thérèse, mon Amour.)

samedi 17 mai 2008

E temen an ki_XVI_La.Maison.Diev






Dislocation & dispersion, crions à l'Indépendance, notre sublîme victoire !
(Dans lequel de ces paquets places-tu ta solitude ?)
Et pourquoi tant d'orgueil pour qui est terre et cendre ; un être qui, vivant, a déjà les tripes dégoûtantes ?

Alors s'il te plait, autant que possible, continue d'éviter de te souvenir que nous n'avons JAMAIS parlé la même langue.


vendredi 16 mai 2008

Sagittarius A *






JAmais j'aurais cru pouvoir nettoyer un frigo avec autant d'amour.


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